Rapport d’activités 2014-2015

Avril 2014 à avril 2015

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En 2014, l’ASCI compte 52 membres, dont 45 actives.

Nous avons codé pour :
11 bénéficiaires en accompagnement professionnel 20 en formation professionnelle
4 en hautes écoles
5 en secondaire supérieur
50 en années Harmos (primaire et secondaire)
9 en enfantine
5 en pré-scolaire
13 en enseignement spécialisé

Cette année encore, la demande en codage-interprétation est forte et la nouvelle formation de codeuses-interprètes en LPC prévue en 2016 à l’EESP permettra de pallier à un manque d’effectifs. L’ASCI et la Fondation a capella veillent à ce que cette nouvelle formation soit en adéquation avec les réalités actuelles de notre profession, en participant avec l’EESP à l’élaboration de son contenu.

Les codeuses-interprètes continuent à animer des groupes de code régionaux, des formations en entreprise, les week-ends de Villars, des cours de code en langue étrangère.
Un après-midi d’échange entre parents, enfants et divers professionnels de la surdité a également eu lieu dans le canton de Genève en septembre dernier.

Pendant cette année 2014, nos journées de formation continue ont été axées sur le partage autour du bilinguisme.

La première journée a porté sur la présentation du « Coffre à histoires» et l’animation conjointe du code et de la LSF. Ce « Coffre à histoires » permet aux tout petits, dès l’entrée en garderie et pour les deux premières années Harmos, de suivre une histoire, codée ou signée.

L’animation se passe dans une structure d’accueil de la petite enfance ou dans le milieu scolaire ; une codeuse-interprète en LPC et une enseignante ou éducatrice spécialisée pratiquant la LSF sont accueillies par une éducatrice ou une enseignante et un moment est prévu pour une histoire tirée du « Coffre à histoires ». Ce coffre laissé en classe permet à l’enseignante, dès la 1P Harmos, de travailler autour de l’histoire choisie soit par une animation sur le thème, soit par un apport de vocabulaire nouveau. A chaque livre, correspond des cartes avec l’image du son (écrit), son signe (LSF) et sa clé (LPC) ainsi que la photo labiale du son.

Il y a également dans ce coffre, une boîte à trésor qui permettra à chaque enfant d’amener le sien et de s’exprimer devant ses camarades.

Le constat positif de la mise place de ce coffre est que tous les élèves sont sensibilisés à la différence qu’il y a entre eux, de façon à permettre une meilleure intégration ainsi qu’un intérêt pour d’autres formes de communication. De plus, il est démontré par la communauté scientifique (dixit professeure Leybart in «LPC fondements et perspectives »), que même les enfants entendants profitent de ce contexte pour mieux apprendre les sons, les reproduire et les écrire correctement.

Cette journée a également vu la présentation d’un plateau de jeu, le «Pirate codeur», support ludique pour travailler différents aspects du décodage avec nos jeunes bénéficiaires. Un projet d’édition est en cours avec la Fondation a capella.

Lors de notre seconde journée, on nous a présenté une collaboration entre une enseignante spécialisée sourde et une codeuse-interprète en LPC à l’école spécialisée de Montbrillant. Une prise en charge très complète, très structurée et qui permet à tous les professionnels de monter un projet en phase avec les possibilités d’apprentissage de chaque enfant.

Nous sommes heureuses de constater que petit à petit une collaboration LSF et LPC apparaît, comme dans ces situations présentées. Nous croyons fortement qu’il est essentiel que nos bénéficiaires puissent accéder à toutes les formes d’aide possible. Plus elles seront multiples, meilleure sera la facilitation à la compréhension.

 

Je terminerais ce tour d’horizon en mentionnant notre course d’école, le 14 juin, qui grâce à Marlène Pochon nous a permis de visiter un ravissant village, Plan-Cerisier, puis nous sommes allées mettre la main à la pâte pour fabriquer du pain à Martigny, pain que nous avons emporté et dégusté!

Nous sommes également parties faire une petite agape du côté de Champittet, propriété de Pro Natura, pour fêter les 20 ans de la CCI (Centrale des Codeuses-Interprètes) et surtout celle qui en est l’âme, Monique Masur.
Véronique Perrin, avril 2015